Festival d’architecture expérimentale

Greenwashing – Bellastock 2013 – 18-20 mai 2013

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Organisée à Maisse (91), la huitième édition du festival d’architecture expérimentale, baptisée Greenwashing, vient de s’achever. Du 18 au 20 mai,  nous avons fait partie des1000 architectes, paysagistes et designers qui se sont réunis pour construire une ville éphémère végétale. Les 40 km linéaires de tiges de châtaignier, les 40km de cordes ont servi de matériaux de construction pour bâtir les projets.

Les deux axes des organisateurs :

– Un travail sur l’habitat et le mode de vie. Le but est de construire une ville éphémère adaptée et respectueuse de son écosystème qui pourra se fondre dans l’environnement après le départ des festivaliers.

– Un travail sur la temporalité : le temps de l’architecture, le temps d’un évènement. Comment faire cohabiter un festival de construction de trois jours, avec le temps nécessaire à la croissance du végétal?

Participer à ce type d’événement est un pont entre le travail de design et d’architecture. L’aspect le plus fort est la créativité qui a pu se dégager de toutes ces constructions éphémères, des liens entre les constructions elles-mêmes, faisant rue, place de marché. Des espaces privé, public ou le travail de seuil entre une matière vivante et inerte pouvait se mêler.

double courbure

maison française fev mars 2013

maison française fev mars 2013

Dans son n° 582 de février mars 2013, le magazine Maison Française réalise un dossier sur la création 100% française, et on ne peut que s’en féliciter tant les micros sont ouverts aux déclinistes de toute obédience.  Dans son édito, Jérôme Aumont assume :

« Il y a aura pourtant bien des esprits chagrins pour nous tancer, nous reprocher d’explorer un « périmètre » qui n’est pas le nôtre. Bref, nous faire la leçon et tomber dans ce travers bien français qui consiste à sur-signifier les frontières, à s’arroger des territoires (peu importe qui les aura défrichés), à s’autoproclamer roi ou reine d’un quelconque royaume (quand bien même il serait en ruine).

Pourtant, il en va de la décoration comme du design ou de l’architecture, de l’artisanat comme de l’industrie : la France affiche, une fois de plus en 2013, un dynamisme dont notre magazine sera l’observateur bienveillant et exigeant. Une énergie et une variété d’expressions qui, nous l’espérons, feront taire tous les Cassandre de la terre et laisseront place à toutes les sensibilités, tous les goûts, toutes les directions artistiques (…) »

J’aurais envie d’insister sur le fait que le lieu de naissance ou de résidence d’un créateur  a moins besoin de traçabilité que le lieu de production de son esprit. L’exemple de la bibliothèque mikado montrée dans l’article est un bel exemple. Le bois est issu de forêts gérées durablement en Franche Comté (hêtre et chêne), et la transformation a lieu dans le Jura. A l’urgence de traçabilité que de fumeuses affaires nous donnent à voir en une des journaux, je suis fier d’apposer sur les cartons le label « made in Jura ».

Parole de Normand !

 

frigo int

Lise Benincà en résidence d’écrivain chez Emmaüs – bric-à-brac de Riquet – Paris 19e

Aventure littéraire et humaine à suivre sur son blog : http://lisebeninca.wordpress.com/

« Patinés, dépareillés, parfois ébréchés mais toujours singuliers, les objets mis en vente chez Emmaüs sont passés de mains en mains. Bien loin des produits en série des magasins classiques, ils sont uniques, ils sont rares. Ils ont une vie à raconter.

Le temps d’une résidence, assise à un bureau que je quitte lorsqu’un client souhaite l’acheter, je prends pour sujet d’écriture ces objets, leur parcours et leur symbolique. « Des choses à dire » retrace une part de cette expérience, l’ambiance, la dynamique, la richesse émanant de ce lieu et des personnes qui lui donnent vie.

Chaque samedi, dans un écrin temporaire qui les conserve le temps d’une histoire, je mets en scène ces objets accompagnés d’un texte, au Bric-à-brac Emmaüs, 40 rue Riquet, 75019 Paris. Ouvert le samedi de 10h à 18h ».

Lorsque Lise m’a demandé comment mettre en valeur sa sélection et son travail, j’ai choisi un objet à forte portée symbolique, un frigo qui n’était plus en état de fonctionnement. Transformé en écrin, il devient presque une vitrine, un coffre fort trônant à l’entrée d’Emmaüs. Par nature un objet de conservation, qui, magnifié par un objet unique et un texte, devient le médiateur de la conversation.

Lise Benincà est l’auteur de deux romans : Les Oiseaux de paradis (Editions Joëlle Losfeld, 2011) et Balayer, fermer, partir (Editions du Seuil, 2008).
Elle a collaboré plusieurs années au Matricule des Anges, mensuel de littérature contemporaine, en tant que chroniqueuse.

 

frigo1

Parler de création, mais pas seulement…
Proposer des points de vue qui fondent et parfois entourent un projet.
« Un créateur est une personne qui n’accepte pas le monde tel qu’il est ».