Fier de ….

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Les objets et mobiliers Compagnie sont pensés de manière à simplifier les processus de fabrication, d’emballage et de transport, d’économiser les matériaux et de valoriser le savoir-faire d’entreprises locales.
La collection Compagnie présente des objets éco-conçus dont le coût final, et c’est un défi, puisse rester « compétitif ».
Comment ?
Pour palier au coût plus élevé d’un matériau sain, solide, et travaillé en France, nous minimisons d’autres coûts, comme l’absence de publicité ou de packaging haut de gamme, la recherche d’un minimum de transport et l’optimisation du volume du produit emballé, mais aussi que le fabricant, éditeur et distributeur soient « raisonnables » dans ses marges.
Le choix de produire en France répond à une exigence à la fois environnementale, puisque plus de 50% des ventes y sont réalisées, ce qui réduit le nombre de kilomètres de nos produits, et à la fois sociale. Les ateliers respectent un cadre, des lois, des normes et sourcent leurs matières premières pour répondre à notre cahier des charges.
Il y a donc pour nous une adéquation indissociable entre valeurs environnementales et valeurs sociales. Tout est résumé en anglais dans le verbe « CARE » : être concerné, se soucier de, prendre soin de.

Depuis la création de Compagnie, répondre à cette adéquation c’est défendre une certaine idée de la vie, loin des plans marketing et du capitalisme vert dont nous ne pouvons que nous méfier par leur opportunisme. Ce que l’on appelle le greenwashing.
Pour que cette éthique puisse avoir un écho, soit viable, il est indispensable d’avoir des partenaires afin de poursuivre et mettre en valeur cette démarche.
Ainsi, nous pouvons affirmer qu’Internet avec des sites comme made in design est l’outil parfait pour que les créateurs indépendants et artisans voient leurs productions présentées efficacement.

A nous de répondre à cette nécessité, ce besoin urgent, d’assumer une certaine radicalité pour éviter tant de compromis. Au consommateur de faire parfois des choix même si nous en conviendrons, il est difficile de s’y retrouver dans un dédale de labels et d’étiquettes.
La consommation est une autre façon de voter.

Si nous devions caractériser ce qui est pour nous un bon produit, nous pourrions émettre les éléments suivants :

– Faire appel à un savoir faire local (artisanat),

– Fabriquer avec des matières locales,

– Créer des objets utiles,

– Emballer au minimum un produit, et quand c’est possible le livrer à monter,

– Employer des matériaux solides, sains, définition même de « durable »,

– Si un produit comporte plusieurs matériaux, il faut pouvoir les séparer afin de les trier ou réemployer,

– Pouvoir réparer son objet ou meuble,
NB : si la filière du recyclage se met en place en France (éco-mobilier financé par les éco-taxe), qui n’a pas été dans une déchetterie et constaté le nombre de bennes pleines qui pourraient être utilisées pour des filières de seconde vie. On peut être satisfait que l’acier présent dans un électroménager soit refondu et servent à d’autres productions. Mais on pourrait être plus heureux si ces mêmes appareils pouvaient être réparés, Or, ils sont moins chers neufs qu’à réparer. Parfois il suffit d’un joint, d’une petite pièce électronique.

– Donner une seconde vie aux objets ou meubles : possibilité de revente. Esthétique dépassant la mode,

– Minimiser le transport,
Ainsi nous pouvons nous poser légitimement la question de savoir si un avocat labellisé bio venant du Pérou et proposé dans un commerce en France est-il si bio que cela si nous calculions son bilan carbone ?

– Revendiquer le coût social d’un produit. Une entreprise qui contribue par les impôts, les salaires à mettre en place des besoins collectifs. Que la personne qui fabrique le produit puisse vivre de son savoir faire, et contribue elle aussi aux besoins collectifs.

– Assumer le prix. La qualité, la solidité, le local. Oser dire que parfois le pas cher a un coût différé pour nous tous extrêmement cher (pollution, salaire de quelques dollars, transports très importants) et souvent, qualité moindre.

– Anticiper, c’est à dire réfléchir plutôt sur la demande que l’offre. Répondre à des nouveaux besoins ou des nouveaux usages, par exemple par la création d’objets ou meubles pour des espaces d’habitats réduits.
Le design est notre métier, mais nous nous sentons reliés et non isolés à des réflexions autour du logement, de la ville, de l’alimentation, de l’éducation…

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